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Cette collection présente une unité réelle, on utilise, en effet la même échelle pour la reproduction. Un pied pour cent toises, ce qui correspond dans notre système métrique à une échelle de 1/600. En raison de leurs tailles, les maquettes ne peuvent être que d'une seule pièce. Elles sont constituées de plusieurs plateaux de bois ou table réunis les uns aux autres par un système de fixation. Le nombre de table varie en fonction des dimensions du site.Le maniement des plans reliefs est particulièrement délicat.La découpe des tables est souvent irrégulière, coïncidant avec les éléments naturels comme les cours d'eau, afin de masquer les raccords. Les tables sont confectionnées comme une caisse, la partie supérieure est constituée de lames de bois afin d'éviter au maximum le jeu inévitable du bois. Cette partie est ensuite sculptée en relief pour restituer le terrain accidenté, les aspérités du sol sont ensuite rendues par le carton mâché modelé à la main. Les procédés de flocage sont réalisés avec de fines particules synthétiques aux couleurs différentes afin de rendre l'aspect des sols et des cultures. Une fois les sols terminés, il faut passer à l'habillage des tables. Fortifications, maisons, édifices publics ou religieux sont taillés à part dans de petits blocs de bois tendres avant être collés sur la maquette. Ces éléments d'architectures sont revêtus de papier gravé imitant le dessin des pierres ou des différents matériaux utilisés: tuiles, ardoises, chaume. Les particularités des architectures locales sont aussi facilement reconnaissable. Les arbres, les bosquets et les taillis sont en fibres de soie ou de coton enroulés autour de minces fils de métal. Les espèces sont différenciées par leur forme comme par leur couleur.
Nicolas Jugiau, dont la naissance remonte vers l'an 1962, se fait connaître par son travail minutieux et sa dextérité
dans la construction de plans reliefs, aux alentours de l'année 1993. Sa patience et son observation des constructions humaines, l'amena lentement à la recherche historique tournée vers un passé
oublié. Il se lance à la découverte des lieux à l'aide de cartes et de documents d'archives.Il dresse un fichier signalétique des sites ou chacun a sa famille et sa généalogie. Ainsi commence la
première construction et la mise en volume à l'échelle de 1/600°, soit 1 pied pour 100 toises, des différents sites.Les réalisations de l' Abbaye de St-Vincent et de celle de l'Epau du Mans l'ont
conduit à une élaboration de plus en plus précise de la construction du Vieux Mans. C'est à partir des premières esquisses de la cathédrale St-Julien du Mans, des premiers soubassement de bois et
de carton des quelques maisons l'entourant que finalement peu à peu une véritable ville prenait forme.
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